Jardin archéologiquePlantes et jardins au Haut
Moyen-Âge 
e
jardin archéologique est actuellement en cours d'aménagement.
A terme, il se subdivisera en trois ou quatre
parties pour présenter les plantes, les légumes, les céréales
et les arbres fruitiers connus au Haut Moyen-Âge. Les
différentes plantes que vous pourrez y voir servaient à la consommation
quotidienne mais aussi pour la médecine et l'habillement. L'organisation
spatiale est des plus simple. Nous n'avons pas souhaité ici reproduire
l'aspect bien connu des jardins monastiques de l'abbaye de St Gall datant du IXe
siècle, il s'agit ici d'un jardin clôturé tel qu'il pouvait
être dans un village de la Gaule mérovingienne. Ce
jardin regroupe plusieurs espèces ou variétés de plantes,
par exemple : des plantes tinctoriales
(la tanaisie), des plantes
textiles (lin et chanvre) mais aussi des
plantes médicinales. A terme, des céréales
comme l'épeautre, l'orge seront cultivées. 


Sources our
l'époque mérovingienne (fin Vème à début VIIIème
siècles), les informations sont rares mais on dispose tout de même
de deux sources directes :
- la loi
salique - l'archéologie grâce
aux analyses des macro-restes : grains, noyaux et pollens (palynologie)
Pour
l'époque carolingienne, les principales sources restent le Capitulaire
De Villis, daté de 795 et attribué à Charlemagne,
qui cite 88 noms de plantes cultivées. Ce capitulaire, vers 795, cite 88
noms de plantes cultivées. Lidentification des espèces cultivées
nest pas toujours facile et fait encore lobjet de recherches.
Auparavant, dès le VIIème s., Théodose
de Tarse avait élaboré le plan des monastères dans
lesquels les Bénédictins procédèrent
à des introductions et réintroductions de plantes. Ainsi nous est
parvenu le plan du monastère de Saint Gall (qui
ne fut jamais bâti), sur lequel sont mentionnées les plantes cultivées
à cette époque.  plan
du monastère de Saint-Gall
>> voir aussi
la page sur l'alimentation
mérovingienne 
Les
plantes cultivéesLes céréales lément
fondamental de l'alimentation des Germains (comme des Gaulois). Consommées
sous forme de pain, de galettes, de bouillies de farine (cf loi salique titre
48 p 167). L'existence de moulins est attestée par la loi salique (titre
24 1-2-3 p 81).
L'analyse des macro-restes et des pollens et la découverte
de silos et de greniers sur de nombreux sites confirme la culture de blé,
seigle, froment, avoine,
orge, épeautre, millet. Autres
plantes cultivées Les légumineuses :
pois, fèves, lentilles (titre 35, titre 29 art. 13) Les
navets, panais, cités dans le Capitulaire de Villis et la loi salique
(titre 9 art. 13) La vigne, attestée en
Ile de France (Ecuelle et Villiers-le-Sec) et par la loi salique (titre 8 art.
3, titre 10 art. 11, titre 29 art. 23). Le vin est une production de luxe destinée
à une élite sociale. Les fruits :
pommes, poires (titre 29 art. 8.10 loi salique), pêches, prunes, noix, noisettes.
Les Francs savaient greffer les arbres fruitiers (titre 29 art. 16). 



Les
plantes cultivées au jardin archéologique Voici une liste
non exhaustive des plantes à vocation alimentaire, condimentaire, médicinale,
ou tinctoriale présentées dans le jardin : aneth (anethum graveolens),
fenouil (foeniculum vulgare), sauge officinale (salvia officinalis),
aigremoine eupatoire (agrimonia eupatoria), sarriette (satureja),
ciboule (allium fistulosum), moutarde blanche (sinapis alba), coriandre
(coriandrum sativum), rue (ruta graveolens), livêche (levisticum
officinale), céleri ou ache (apium graveolens), menthe pouliot
(mentha pulegium), menthe coq (balsamita major), grande bardane
(arctium lappa), saponaire (saponaria sp.), garance (rubia tinctorum),
tanaisie (tanacetum balsamita), guède ou pastel (isatis tinctoria),
camomille (tanacetum parthenium), camomille des teinturiers (anthemis
tinctoria)
Voilà pour les vivaces. Il faudra ajouter les
panais (panistica sativa), les fèves (vicia faba), les lentilles
(lens culinaris), les céréales que nous semons tous les ans,
et nous pourrons peu à peu introduire dautres espèces. Nous
ne désespèrons pas dobtenir enfin la capricieuse guède
(reseda luteola) qui donne un jaune si lumineux en teinture, mais elle
ne veut jamais pousser où nous le désirons. 
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